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Dossier

Animaux de compagnie -Stimuli au quotidien

La France compte 63 millions d’animaux de compagnie.
Mémoire, coordination ou antidépresseur… ces animaux ont un rôle de « stimuli » au quotidien.

S’occuper d’un animal oblige à rester actif en gardant éveillées les fonctions cognitives », souligne Myriam Adorni, infirmière zoothérapeute. La zoothérapie ou thérapie par l’animal est de plus en plus pratiquée auprès des enfants et adultes en situation de handicap, dans les accueils Alzheimer ou en Ehpad. A domicile aussi, les professionnels de santé reconnaissent leurs bienfaits. On parle même de « ronronthérapie » (1) pour les chats, premier animal de compagnie en France avec plus de 11 millions de félins (2). Caresser un animal contri- buerait à réduire le stress, à baisser la pression artérielle et réguler le rythme cardiaque(3). « J’ai observé, en séance de zoothérapie,l’apaisementqueprocuraient les caresses à un animal : la personne se détend, elle est moins anxieuse », témoigne Myriam Adorni.

 

A lire

(1)  La Ronronthérapie de Véronique Aïache.
(2)  Etude Facco/TNS Sofres octobre 2012.
(3)  Entre l’humain et l’aimal de Maryse de Palma. Québec, 2006, les éditions Quebecor.

Sécuriser et réconforter

« Quand les personnes se replient sur elles-mêmes,ceslanimaquvienà elles en cherchant le contact. Par sa présence, il rompt l’isolement affectif et favorise les échanges. Il peut aussi jouer le rôle de confident », observe-t-elle. Le chien est ainsi décrit comme un « catalyseur de relation sociale ». Chiens et chats stimulent aussi la mémoire en obligeant leur maître à se repérer dans le temps par le biais des repas et des sorties. « Les animaux sont au centre des exercices de mémoire en zoothérapie en obligeant les patients à mémoriser leur nom, les ordres à donner, leur dernière venue, etc. », fait valoir Myriam Adorni. De manière générale, l’animal procure aussi un sentiment d’utilité, de sécurité et de réconfort.

A chaque profil son animal

Le chat est conseillé pour les personnes en perte d’autonomie voire dépendantes: affectueux et propre de nature, il est très indépendant et n’a pas besoin de promenade. Le chien, lui, est idéal pour celles toujours autonomes et mobiles : il anime leur journée entre balades, jeux, toilettage et repas. Les chiens de petite taille et les femelles sont appréciés étant, en général, moins agressifs. Car un animal trop imposant et/ou trop puissant peut être facteur de chute. Les oiseaux dits de compagnie sont au nombre de 6,4 millions en France. Canaris, perruches ondulées et insé- parables sont très robustes, faciles à élever et vivent entre dix et douze ans. Quant aux rongeurs (lapins, hamsters…), renseignez-vous avant d’en adopter un : ils vivent souvent en fin de journée ou la nuit, ont un fort pouvoir allergène et leur cage doit être régulièrement nettoyée. Quel que soit l’animal choisi, ne négligez pas sa santé et contactez votre vété- rinaire pour la vaccination, maladies et soins au quotidien afin de bien vieillir, ensemble.

 

Source : Le Mutualiste septembre 2014 - Vanessa  Pageot-Françoise

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