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09.05.2019

Vrai ou faux : les 5 croyances à démystifier

En matière de santé, les idées reçues, colportées au fil des années, ont la vie dure.

On attrape froid dans un courant d’air.   
Qui ne s’est jamais entendu dire : « Mets ton manteau, tu vas attraper froid », voire « tu vas attraper la mort » ?
Bien que l’hiver soit généralement une période propice aux épidémies de grippe et de rhume, celles-ci ne sont pas dues au froid, mais aux virus, et la probabilité de tomber malade est liée à celle d’entrer en contact avec un agent infectieux. Les scientifiques ont toutefois montré que les virus résistent mieux et survivent plus longtemps lorsque les températures sont basses.

Le cœur se situe à gauche.
Quand on met la main sur le cœur, on la pose sur le sein gauche, mais, contrairement à ce que l’on croit, cet organe est bien centré dans la cage thoracique.
Le cœur, qui pèse entre 200 et 425 grammes et qui, chaque jour, bat en moyenne 100 000 fois et pompe environ 7 200 litres de sang, est lové entre les deux poumons, au-dessus du diaphragme et derrière le sternum.
Il est vrai cependant que sa pointe inférieure, l’apex, est orientée vers la gauche du thorax, d’où la confusion.

Faire craquer ses os peut donner de l’arthrose.
Plusieurs études scientifiques ont montré que le fait de faire craquer les os de ses doigts n’augmentait pas le risque de développer de l’arthrose, cette maladie dégénérative qui détruit progressivement le cartilage des articulations.
A quoi le bruit du craquement est-il dû ? Les chercheurs n’ont répondu à cette question que récemment, en 2015.
Lorsque la personne tire sur son articulation, le liquide synovial ne parvient plus à remplir l’espace ainsi créé et une bulle de gaz se forme.
Le son provient de l’apparition soudaine de cette bulle et non de son éclatement, comme on le croyait auparavant.

L’homme n’utilise que 10 % de son cerveau.
Ce mythe a été remis sur le devant de la scène par le film Lucy de Luc Besson dans lequel l’héroïne utilise 100 % de ses capacités intellectuelles et surpasse ainsi tous les autres protagonistes.
S’il se prête à merveille à la réalisation d’une fiction, il n’en demeure pas moins faux sur le plan scientifique. Les techniques d’imagerie ont en effet permis de cartographier les zones du cerveau qui s’activent, lorsqu’on lit, que l’on parle ou que l’on bouge. Résultat : toutes sont sollicitées, même si elles ne servent pas au même moment. La plasticité du cerveau permet parfois, quand ce dernier est endommagé par une blessure par exemple, de contourner la région abîmée en créant de nouvelles connexions neuronales et donc de préserver ses fonctions.

On apprend en dormant.
Apprendre en dormant serait bien pratique, malheureusement le cerveau ne fonctionne pas tout à fait ainsi.
Le sommeil a pour fonction d’assurer la restauration cérébrale et de consolider la mémoire.
Si un enfant apprend ses tables de multiplication dans la journée, c’est bien pendant la nuit qu’il enregistrera ses connaissances.
En revanche, il n’est pas très utile d’essayer d’écouter un cours d’espagnol une fois au lit en espérant être bilingue au réveil : seules les connaissances déjà acquises sont renforcées en dormant.

Pour aller plus loin : Vrai ou faux : les idées reçues en médecine, d’Emma Strack, Chêne, 19,90 euros, 192 pages.